Ce fut dur, mais on l'a fait.
En effet, j'ai connu des voyages plus simples. Il faut dire que l'option (qui présentait l'heureux avantage d'être peu onéreuse) de partir en train jusqu'à Paris, puis de prendre l'avion pour Copenhague et enfin de retrouver le train pour Växjö n'était pas d'une simplicité biblique. Mais tout se serait malgré tout parfaitement passé si on n'avait pas eu un bon petit lot d'emmerdements. Pour commencer, le connard dans la Palombe Bleue (c'est le nom du train couchette de la SNCF, oui oui) dont le ronflement doit dépasser allègrement les 80dB. Inutile de préciser que le doux rythme de son râle ne m'a que peu bercé. Je bénis néanmoins la SNCF pour fournir des boules quiès à tous les passagers du Corail Lunéa (c'est l'autre nom de la Palombe Bleue, quels poètes à la SNCF).
Mais ce n'est qu'anecdotique. Arrivés à Paris (fatigués), nous devions prendre deux RER pour rallier Roissy CDG. Et là... AUCUN PROBLÈME !!! Nous sommes arrivés à l'aéroport sans le moindre merdier ! J'ai même réussi à faire passer mon sac de soute de plus de 20kg (limite de la Sterling : 15kg) et mon sac de cabine de 14kg (limite de la Sterling : 10kg) sans problème ou presque. Heureux de cet évènement, v'là que je commence pas à prendre trop confiance en moi en me disant que les voyages, c'est trop facile...
Commençons donc la liste des vraies galères. Tout d'abord, l'avion de la Sterling en partance de Paris a 1h de retard au décollage : merci les mauvaises conditions climatiques qui de bon matin ont réussi à perturber le trafic aérien. Heureusement, rusés que nous fûmes, nous avions prévu beaucoup de temps entre l'arrivée et le départ à Copenhague...
Les Danois sont des gens biens. Ils construisent des aéroports avec des gares incorporées : c'est l'aéroport de Kastrup. Comme nous étions en possession d'une feuille de réservation nous donnant droit à des billets Copenhague-Växjö de la compagnie suédoise SJ, nous avons pensé qu'il serait opportun de rallier la gare de Copenhague, située non loin de Kastrup, afin de trouver de quoi convertir notre numéro de réservation, certes charmant mais pour le moins inutile en l'état, en billets sonnants et trébuchants (ou pas). Ce que nous fîmes !
La gare de Copenhague est la plus belle gare qu'il ne m'est jamais été donné de voir. Bon, soit, je ne suis pas docteur ès gares, mais quand même. On sent l'ouvrage ancien parfaitement restauré : félicitations. Toutefois, nous n'avons pas eu le loisir de l'observer en long, en large et en travers. En effet, comme nous ne trouvions aucune machine automatique ou comptoir de la SJ, nous nous sommes rendus à un comptoir qui nous a appâté par son intitulé "International". C'est là qu'un type peu aimable m'a gentiment annoncé qu'il n'y avait aucun moyen de retirer mes billets depuis le Danemark et qu'il fallait que j'aille au moins à Malmö (grande ville de Suède, liée à Copenhague par un pont) pour ce faire. Forrrrrmidable ! Nous avons donc repris le train, mais en sens inverse cette fois-ci, en n'omettant pas de faire un petit coucou à la gare de Kastrup au passage...
Arrivés à Malmö (dotée d'une superbe gare elle aussi), nous fûmes assez satisfaits de nous trouver assez vite nez-à-nez avec un joli distributeur de la SJ, qui eut tôt fait de nous pondre deux sympathiques tickets. Comme quoi, c'est facile d'avoir des billets quand on a en face de soi la machine idoine... Malgré tous ces déboires, il nous restait quand même du temps avant l'arrivée du train, en tout cas largement de quoi envisager sereinement de bouffer. Le choix du "restaurant" (dans le sens étymologique : lieu où l'on se restaure...) fut totalement trivial : la présence d'un Burger King ne nous a laissé en effet aucun choix. Je n'avais jamais mangé dans un tel fast food, et je n'avais jamais imaginé que ça serait mon premier dépaysement suédois... Parenthèse pour les gastronomes : je trouve le Burger King meilleur que le McDo ou le Quick (aaaah ces oignons à foison !!!). Ah oui, deuxième gros plaisir de la gare de Malmö : j'y ai mangé le plus gros muffin au chocolat de ma vie. Ca mérite d'être souligné.
Départ final pour Växjö. Enfin, final, c'est ce que nous pensions, les imprudents que nous sommes ayant recouvré notre entrain et notre optimisme perçus plus tôt à CDG. En effet, nous fûmes quelque peu troublés lorsque le contrôleur de la SJ nous annonça qu'à cause de la tempête qui avait récemment frappé entre autres la Suède, il faudrait quitter le train à Sjurbanagä (nom inventé : je n'ai jamais pu me souvenir du nom de ce bled) pour prendre un bus. Retour donc de notre bonne vieille amie l'inquiétude... Inquiétude qui n'a pas eu lieu d'être, puisque les Suédois sont des gens biens eux aussi : nous sommes arrivés à Växjö certes en retard, mais sans encombre.
Voila, c'était seulement le récit de notre voyage... On dit que les emmerdes sont formateurs, je l'espère bien ;)
Prochaine étape (quand, je ne sais pas, je commence à fatiguer là) : description de notre appart' et éventuellement de nos premiers pas à Växjö !
Commentaires